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     Extraits
 
 

Premier extrait : Chapitre 1
Le président de la république marche en tête du cortège qui comprend le ministre de la Défense, le CEMAT en exercice et son successeur qui sera investi de ses fonctions dans quelques minutes. Le chef de l’Etat, dans son costume bleu marine, marche d’un pas soutenu. Ses yeux bleus reflètent sa force de caractère, c’est un homme d’une prestance hors du commun qui impressionne aussi par son aspect physique. Il fait un mètre quatre-vingt douze et n’a pas à rougir de ses compagnons d’un jour. Il porte à sa boutonnière son ruban désignant qu’il est lui même titulaire de la légion d’honneur. Derrière lui, les autorités suivent son pas . Les généraux sont en tenue de cérémonie Terre de France et marchent au même pas que lui. Ils ont sur leurs manches les étoiles qui caractérisent leur distinction. Ils en ont cinq chacun, ce qui leur donne le titre de général d’armée.
Le CEMAT en fonction est presque aussi grand que le président. Son képi lui donne encore plus de grandeur. Le futur CEMAT, le général Marceau, est, quant à lui, plus petit mais sa carrure est impressionnante. Son regard est chargé d’émotion, c’est un jour important pour lui, la consécration de toute une carrière.
Ils arrivent à la hauteur du chef de cérémonie qui les salue.
Le chef de cérémonie se tourne et demande au drapeau de venir se placer devant les autorités.

  • Drapeau sans votre garde , rejoignez votre emplacement !

Sortant de sa marque, l’officier portant le drapeau marche devant lui en suivant une ligne droite imaginaire. Arrivé au centre de la place, il procède à un quart de tour à droite pour se placer dans l’alignement des autorités. Suivant une autre ligne imaginaire, il s’arrête maintenant devant eux.

  • Au drapeau !

La musique entame de nouveau ce morceau teinté d’émotion, les troupes se sont mises à saluer. Puis vient la   Marseillaise 
Une lumière scintillante vient subitement m’agresser les yeux, j’essaie de détourner mon regard et scrute le ciel pour voir d’où cette lumière provient. Une larme descend sur ma joue droite tant cette lumière est intense. Je vois une lucarne ouverte au dernier étage en face de moi. La vitre renvoie les rayons de soleil vers moi. Je tente de voir ce qu’il se passe. Ma première réflexion est que ces fenêtres ne sont pas habituellement ouvertes. Mes yeux se sont habitués au changement de luminosité et j’aperçois un tube métallique. Je scrute la lucarne et distingue une silhouette. Mais je réalise trop tard le dessein tragique de la situation.
La fanfare termine son morceau et on entend claquer un coup sec amplifié dans la cour.
Tout de suite après, un cri strident surgit, une femme a réalisé plus vite que moi que c’est un coup de feu que l’on vient d’entendre. La panique est générale, et je n’arrive pas à voir qui est la victime de cet odieux attentat. Certains se couchent à terre pendant que d’autres s’enfuient en courant. Les cris d’horreur deviennent de plus en plus présents. D’autres coups de feu éclatent, il semble que cela vienne d’une arme différente. J’y suis, les gendarmes ripostent.
On a tiré sur le président, j’en suis sûr. Ses gardes du corps arrivent en courant et le premier se couche sur le corps du malheureux. Impossible de voir quoi que ce soit dans la cohue. Ca court dans tous les sens et soudain, je comprends.

Ce n’est pas le président qui a été visé, c’est le général Marceau. Cela devait être le plus beau jour de sa vie et voici que le destin en a décidé autrement. La nouvelle se confirme. Le nouveau CEMAT est décédé, touché en pleine tête par un fusil de précision.
Debout, faisant face à cet affolement général, je distingue Clara qui filme la scène.
Je fonce vers elle, et je lui dis de filmer en direction du deuxième étage du bâtiment.

  • J’ai vu quelque chose dans la lucarne là haut !

Je lui désigne celle dont je parle. 
Le tireur profitant de l’effet de surprise ne s’est pas fait attendre, il a disparu de son poste de tir. Je décide de me lancer à sa poursuite.

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