Second extrait : Chapitre 9
Dehors, il fait nuit et la lune éclaire de toute sa splendeur la place qui se vide peu à peu. Près du café, une voiture est garée sur une place handicapée. Un homme est assis au volant. Il prend son téléphone portable et compose un numéro. A l’autre bout, une ombre décroche.
- Bonsoir monsieur, ils sont à Gisors.
- Que font ils là bas ? lui demande l’interlocuteur mystère.
- Ils discutent avec monsieur De Saint Clair.
Après un long silence, l’homme lui dit :
- Changement de plan, occupez vous de monsieur De Saint Clair puis débarrassez vous des autres, ils commencent à en savoir trop et nous sommes trop proche du dénouement final pour que n’importe qui vienne mettre son nez dans nos affaires.
Les mots claquent dans le téléphone.
- Tuez les et rendez vous dans deux jours au château pour finir le travail. Ce soir, la phase deux démarre et plus rien ne pourra nous arrêter.
- Bien monsieur.
Il raccroche son téléphone et allume une cigarette. De sa voiture, il peut observer le petit groupe qui discute à la table du café. Sa cible principale revient s’asseoir.
Au même moment, de l’autre côté de la rue, dans la berline garée à cinquante mètres de là , une vitre se baisse lentement. Un tube d’acier sort à peine de l’habitacle. L’homme assis au volant jette sa cigarette qui tombe dans le caniveau. Il ajuste sa cible et attend le meilleur moment pour effectuer sa mission.
A l’intérieur, René continue son récit.
- Vous allez voir une réunion du Prieuré de Sion au grand complet, ce soir. Le grand maître y sera ainsi que les membres des commanderies du Temple. Il ne manquera que moi. Je ne peux cautionner les décisions qui vont être prises ce soir, je ne suis déjà pas d’accord avec les derniers évènements. Le Prieuré n’aurait pas dû aller aussi loin et…
Il n’a pas le temps de finir sa phrase. Le bruit un peu trop familier d’un coup de feu retentit, la vitrine de la devanture éclate en mille morceaux, René s’écroule sur la table, touché en pleine tête. La panique gagne les occupants du bar qui comprenant ce qui vient de se passer crient et cherchent à fuir par la porte d’entrée. Corinne, Clara et moi restons cachés sous la table. Corinne pleure la mort de son ami. Nous voici maintenant la cible d’un tueur résolu à nous ôter la vie. Nous profitons du désordre pour nous fondre dans la foule. Nous prenons la rue de Vienne. La voiture du tueur se trouve bloquée par la foule, elle est de plus dans la direction opposée à la notre. Nous courrons en direction de l’église puis tournons vers la gauche pour rejoindre la voiture.
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